Mérule et champignons destructeurs

Il existe différents champignons lignivores (qui se nourrissent de bois) susceptibles de s’attaquer aux habitations. En Belgique, le plus fréquent et le plus destructeur est incontestablement la mérule (Serpula Lacrymans). Ce champignon est souvent qualifié de “cancer du bâtiment”. Il est vrai qu’il a la particularité de s’insinuer à travers la maçonnerie, de manière peu visible et sur plusieurs dizaines de cm, pour atteindre et contaminer d’autres zones boisées. Heureusement, il existe des traitements efficaces pour éliminer définitivement cette infection.

Comprendre ce phénomène, reconnaître un début de mérule, connaître les bons conseils qui évitent des erreurs, savoir comment y résoudre le problème, tout est clairement expliqué ci-dessous. Mais si le temps vous manque vous pouvez nous contacter directement.

Humidité Ascensionnelle ou Mérule - Dromursec -

Qu’est-ce que la mérule ?

La définition de la mérule

La ou le mérule est un nom utilisé pour désigner plusieurs espèces de champignons lignivores. Si grammaticalement, l’appellation d’un champignon est au masculin car il doit avoir le même genre que le mot champignon, la Belgique a usuellement opté pour le féminin.  On dira donc la mérule.

La mérule, dont le nom latin est serpula lacrymans, ne représente qu’une seule espèce de champignon. Il s’attaque aux bois d’œuvre mais également à tout ce qui contient de la lignine, d’où sa propriété “lignivore”. Il détruira et digérera aussi bien les bois de charpente que les lambris, le mobilier, les palettes, le carton, le papier, etc.

Comment apparaît la mérule ?

La diffusion des spores de ce champignon est généralisée dans nos régions. La mérule pleureuse est le champignon du bois le plus souvent en cause lors d’attaques d’habitations. Il ne se développe pas dans la terre mais bien dans des environnements qui réunissent les conditions adéquates pour qu’une contamination apparaisse.

Les causes de la mérule sont les suivantes:
– la présence de bois (pratiquement toutes les essences sont concernées),
– un taux d’humidité suffisant (à partir de 25%),
– une température optimum de 18-22 °c,
– peu de lumière, peu d’aération.
La mérule se développe donc, au départ, dans les endroits les plus cachés des habitations. Si toutes les conditions sont remplies, son développement peut être très rapide. Voilà donc comment arrive la mérule.

Comment se développe-t-elle ?

Dans une maison ou ailleurs, la mérule se développe en s’attaquant aux caves, aux charpentes, aux parquets, … Ce champignon a également la particularité de pouvoir traverser les murs. Ses filaments (hyphes mycéliennes) se propagent aisément dans la maçonnerie à la recherche de bois. Si une boiserie (poutre, plancher, …) atteinte est trop sèche, la mérule a cette faculté de pouvoir acheminer par ses mycéliums, l’eau nécessaire pour la “digérer”.

Même après élimination de la source d’humidité qui a permis l’apparition de la mérule, elle se maintient à l’intérieur des maçonneries. Elle a la capacité de ralentir sa croissance ou de passer en léthargie pendant de longues périodes. Dès que les conditions le lui permettent, la mérule reprend son développement.

Comment détecter la présence de mérule et l’étendue de la contamination ?

Il faut l’œil avisé d’un expert pour détecter des mycéliums de quelques mm ou des fissures spécifiques (type pourriture cubique) dans des boiseries. Les espaces non visibles doivent être auscultés au moyen de caméras endoscopiques. Ce n’est qu’après le décapage des enduits et, le cas échéant, le démontage des boiseries (plancher, gites, …) que l’étendue de la contamination pourra être correctement évaluée. La mérule se présente sous de nombreuses formes au cours de son cycle de vie. Les aspects les plus fréquents sont :

– les plages ou voiles mycéliens : couches continues, blanchâtres et souples de mycéliums (filaments). L’aspect général est plutôt ouateux. Si la structure est plutôt cassante, il s’agit parfois simplement d’efflorescences de sels et non d’un champignon.
– le carpophore : souvent de couleur brun rouge avec un bord blanchâtre. Le champignon est alors dans sa phase de fructification. Il risque de disséminer une grande de quantité de spores, sous forme d’une poudre rougeâtre. Ces spores, dans les conditions requises, pourraient donner naissance à d’autres mérules.

A quel matériau s’attaque-t-elle ?

La mérule s’attaque au bois, qu’il s’agisse de poutres ou de revêtements. Si elle s’attaque à tout ce qui contient de la lignine, elle apprécie particulièrement les résineux. On la retrouve également sur les murs en brique, sur le plâtre, le parpaing, …  Le béton, comme la pierre naturelle, sont trop denses pour être traversé par les mycéliums. Ceux-ci chercheront alors un passage par les joints.

La mérule se nourrit du bois, mais elle puise dans les autres matériaux les sels minéraux et l’humidité nécessaires à son développement.

Comment la reconnaître, détecter sa présence et l’étendue de la contamination ?

La mérule se présente sous de nombreuses formes au cours de son cycle de vie. Dans l’obscurité, elle a l’air blanche et cotonneuse. En présence de lumière sa consistance augmente et sa couleur vire au marron.

Les aspects les plus fréquents sont :

– les plages ou voiles mycéliens : couches continues, blanchâtres et souples de mycéliums (filaments). L’aspect général est plutôt ouateux. Si la structure est plutôt cassante, il s’agit parfois simplement d’efflorescences de sels et non d’un champignon.
– le carpophore : souvent de couleur brun rouge avec un bord blanchâtre. Le champignon est alors dans sa phase de fructification. Il risque de disséminer une grande de quantité de spores, sous forme d’une poudre rougeâtre. Ces spores de mérule, dans les conditions requises, pourraient donner naissance à d’autres mérules.

C’est pourquoi, la détection des premiers symptômes de la mérule n’est pas à prendre à la légère. Il faut identifier des mycéliums de quelques mm ou des fissures spécifiques (type pourriture cubique) dans des boiseries. Les espaces non visibles doivent être auscultés au moyen de caméras endoscopiques. Ce n’est qu’après le décapage des enduits et, le cas échéant, le démontage des boiseries (plancher, gites, …) que l’étendue de la contamination pourra être correctement évaluée. C’est la raison pour laquelle il faut l’œil avisé d’un expert pour détecter les premiers signes de l’apparition de mérule.

L’odeur peut également être un facteur d’identification. Elle dégage une odeur fongique, assez spécifique, qui est parfois suffisamment forte pour être détectée avant l’observation du champignon.

Photos

Vous trouverez ci-dessous plusieurs photos qui illustrent les différents stades de la mérule. Ces images vous aideront à savoir à quoi ressemble le champignon. Vous ne le confondrez par exemple plus avec le coniophore des caves, ni avec le donkioporia expansa, (polypore des caves) qui ressemble fortement à la mérule.

Comment éviter la mérule ?

Pour éviter l’apparition de la mérule, il est important de suivre ces quelques conseils :

  • Aérer ou ventiler en permanence les pièces confinées, susceptibles de contenir beaucoup d’humidité (cuisine, cave, salle de bain, …).
  • Éviter le stockage de toutes boiseries, et même de papier ou carton, dans des pièces confinées et humides.
  • Retirer les boiseries qui n’ont plus d’utilité et qui sont ancrées dans les murs d’anciennes caves.
  • Ne jamais camoufler un mur, dégradé par de l’humidité, au moyen de lambris ou de Gyproc posés sur des lattes en bois.
  • Éliminer rapidement toute fuite ou infiltration d’eau. Aussi bien l’eau de pluie que l’eau sanitaire ou les eaux usées (décharge, égout).

En suivant ces conseils, vous mettez toutes les chances de votre côté pour éviter les problèmes de mérule.

Quel danger représente la mérule pour la santé de l’homme ?

La mérule est un champignon dont le contact n’est pas dangereux pour la santé tant qu’il n’atteint pas sa phase de fructification. Dans cette phase, son carpophore – souvent de couleur brunâtre avec des bords plus clair – va disséminer d’énormes quantités de spores. Ces spores, un peu à l’image des pollens, peuvent créer des réactions allergiques ou autres, plus ou moins fortes.

Bien entendu l’ambiance humide qui est à l’origine de la mérule peut engendrer différentes moisissures parfois fort néfastes pour la santé.

Comment réagir si vous soupçonnez la présence de mérule ?

Que faire en présence de mérule ?

Vous vous demandez peut-être « comment traiter la mérule soi-même ? ». Si la question est légitime, sachez qu’il est néanmoins fortement déconseillé de tenter d’éliminer une mérule ou de la traiter par vous-même. Seuls des fongicides professionnels, injectés dans la masse des murs, peuvent en venir à bout. De plus, en l’absence de traces du champignon, il n’est plus possible de définir les zones contaminées à traiter.

Vous pouvez nous transmettre quelques photos de ce que vous avez constaté via notre  formulaire de contact. La mérule se présente sous de nombreuses formes au cours de son cycle de vie. S’il y a le moindre doute, nous vous dirigerons vers des laboratoires spécialisés qui effectueront un « test mérule » pour quelques dizaines d’euros. Consultez ici la liste des principaux laboratoires d’analyses.

Une assurance peut-elle intervenir ? Y a-t- il des subsides ?

Nous vous conseillons dans un premier temps de consulter votre compagnie d’assurance afin de vérifier si votre couverture comprend l’indemnisation des dégâts causés par la mérule. Certaine police couvre les dommages causés spécifiquement par la mérule quel que soit la cause de son apparition. Mais le plus souvent les dommages ne sont remboursés qu’en tant que conséquence des suites d’un sinistre d’eau.

Elle n’intervient malheureusement que rarement si l’origine de l’humidité est naturelle ou s’il y a négligence. Si la contamination est avérée et que son origine peut être attribuée à un sinistre (fuite ou infiltration non visible et non imputable à une négligence) contactez votre assurance. Les frais de traitement et de rénovation sont généralement couverts dans le cadre de la police “incendies et dégâts des eaux ».

Nous serons à vos côtés, avec toute notre expertise en mérule et en humidité, pour défendre votre cas auprès de votre assureur. Il n’y a pas de subsides spécifiques pour le traitement de la mérule, mais des subsides pourraient être envisagés dans le cadre de primes pour la rénovation. Chaque région a ses propres règles.

Comment éliminer définitivement la mérule ?

Quels sont les traitements anti-mérule qui existent?

De nombreuses méthodes existent pour traiter la mérule de votre maison, peu importe qu’elle se trouve dans votre cave ou dans les pièces de vie : traitements naturels, traitement par air chaud, bruler la mérule, utiliser des produits de traitement spécifiques anti-mérule, … une multitude d’options existe lorsqu’il s’agit de « tuer » la mérule. Notre façon de procéder décrite dans la section « Comment procède-t-on pour se débarrasser de la mérule? » fait ses preuves depuis 1981.

De manière générale, le plus important peu importe le traitement, est de ne pas attendre avant d’agir : un traitement tardif de la mérule peut s’avérer beaucoup plus complexe et onéreux.

Il n’existe qu’une seule méthode efficace et reconnue par les experts en mycologie : des injections, sous pression et dans la masse de la maçonnerie, d’un fongicide certifié.

Les traitements de surface telle que badigeonnage, brossage, brûlage sont complémentaire et utiles, mais totalement insuffisants pour tuer la mérule.

L’utilisation de l’eau de Javel, qui est un fongicide, a quant à elle une efficacité très limitée. De plus, comme tous les composants chlorés, ses molécules actives vont très rapidement s’évaporer dans l’atmosphère.

Un traitement en surface, a fortiori avec de l’eau javel, est totalement insuffisant pour éradiquer une mérule. Les mycéliums de ce champignon sont ancrés en profondeur dans la maçonnerie et, dès que le fongicide aura disparu en surface, la mérule ne manquera pas de se développer à nouveau.

Comment procèdons-nous pour se débarrasser de la mérule?

Le processus d’éradication de la mérule s’effectue en différentes étapes. Voici les 6 postes de notre traitement pour combattre la mérule :

  1. Recherche de toute trace du champignon afin de parfaitement délimiter l’étendue de la contamination. Cette recherche se poursuit durant les phases de démontage et de décapage.
  2. Démontage et évacuation des boiseries contaminées.
  3. Décapage des enduits de tous les murs jusqu’à 1 m au-delà du dernier mycélium (filament) trouvé.
  4. Brossage et brûlage, selon le niveau d’infection, pour éliminer toute trace de mycélium en surface.
  5. Après le forage, injection sous pression dans la masse des murs, d’un fongicide professionnel à base de Propiconazol.
  6. Pulvérisation de fongicide anti-mérule sur toutes les surfaces concernées.

Combien coûte le traitement ?

Si vous avez une question sur le prix du traitement de la mérule, nous vous invitons à nous contacter.

Pour le devis nous prenons en compte :

– l’étendue de la contamination (le degré de contamination et la surface en m² à traiter)

– le type de maçonnerie à traiter et d’enduit à éliminer

– la quantité de boiseries contaminées à évacuer

A cela viennent s’ajouter tous les travaux de rénovation.

Pour cela, consultez notre section « Comment obtenir un diagnostic et un devis ? ».

Nos diagnostics, devis, garanties et suivis du traitement de la Mérule

Comment obtenir un diagnostic et un devis ?

Sur simple demande – par téléphone 0800 900 03 ou par notre formulaire de contact – un expert passe chez vous pour effectuer une analyse approfondie, faire le diagnostic de la mérule, et établir un devis entièrement gratuit. Le coût du traitement y sera détaillé. Le cas échéant, notre expert vous accompagnera dans vos démarches auprès de votre assurance.

Quelle garantie offrons-nous ?

Une garantie de 10 ans est accordée sur l’absence de toute réapparition d’un champignon lignivore dans les zones traitées.
Il faut bien entendu supprimer la source d’humidité qui a permis l’apparition du champignon et de respecter quelques règles de bonnes pratiques, telles que l’utilisation de bois traités, lors de la rénovation.

Quel suivi offrons-nous ?

Nous proposons toujours à nos clients de demander une visite de contrôle gratuite, avant d’entamer les travaux de rénovation. Elle permet de vérifier l’éradication complète du champignon. Nous délivrons alors un document de contrôle technique qui mentionne nos conseils et nos conclusions.